Les Rendez-vous du Campus – Nicolas Yallourackis (Handball)

Les Rendez-vous du Campus – Nicolas Yallourackis (Handball)

Sportifs, enseignants, organisateurs… Ils font vivre au quotidien le sport universitaire. Découvrez régulièrement ces acteurs du Sport U au sein de notre rubrique « les rendez-vous du campus », réalisée en collaboration avec notre partenaire, la bien nommée Pizzeria du Campus.
Alors que les handballeuses de l’ASU Grenoble s’apprêtent à défier Montpellier, le jeudi 24 mars, en 8ème de finale de leur championnat, on vous propose cette semaine de faire mieux connaissance avec leur entraîneur Nicolas Yallourackis, qui a pris en main l’équipe cette année. L’occasion de discuter du rôle du coach dans un contexte universitaire.

Difficile de prendre la suite de Michel Deridder, une institution du handball universitaire grenoblois ? Heureusement pour lui Nicolas Yallourackis ne débarquait pas en territoire inconnu. Ce Grenoblois de naissance, qui a fait ses études dansla capitale des Alpes avant de partir travailler (et passer son agreg) en région parisienne une fois son Capes obtenu, avait déjà de très solides bases hand, que ce soit en tant que joueur (il a évolué en N3 à Fontaine) et surtout en tant qu’arbitre puisqu’il officie toujours aujourd’hui en compagnie de son binôme Florian Véroncini sur les terrains de N1M et de D2F.

« J’avais déjà un peu entraîné en Fédéral et là j’ai repris les fonctions qu’occupait Michel Deridder », explique Nicolas. « C’est une expérience enrichissante et très intéressante même si elle implique de nombreuses contraintes niveaux horaires. »
Il faut dire que le jeune entraîneur doit s’occuper du coaching des trois équipes féminines de l’UJF. Ce qui entraîne parfois des jeudi après-midi compliqués à gérer voire des situations cocasses. « Là par exemple j’ai deux de mes formations qui se rencontrent. Dans ces cas là je coache celle dont l’effectif est le plus jeune, l’autre, qui compte des joueuses de 2ème ou 3ème année, a plus de faciliter à s’auto-gérer si besoin. Pour le résultat si ça peut être un nul ça ne sera pas plus mal (rires) même si j’ai mis au défi les plus jeunes de l’emporter. Mais on n’est pas dans une « rivalité », les filles se connaissent bien et il y a une excellente ambiance. »
Finalement l’image que peut avoir le grand public du sport universitaire, que Nicolas tient toutefois rapidement à tempérer. « Disons que les filles sont tiraillées entre deux objectifs. De nombreuses joueuses de mon effectif jouent à Pôle Sud en D2. Les enjeux sportifs liés au club sont donc importants. La priorité, pour elle comme pour moi, c’est qu’elles ne se blessent pas. A côté de ça on parle de sportives de haut niveau qui sont compétitrices dans l’âme… S’il y a besoin de mettre de l’intensité, elles en mettent. Au hand U, on joue pour gagner. Même au niveau académique, l’aspect compétitif reste important, notamment en Excellence. »
Après avoir fini 8èmes en élite l’an passé, les Grenobloises disputent cette saison le championnat N2. Plutôt avec réussite. « Pour comparer avec le handball club, quand j’ai mon effectif au complet on est sur un niveau N1, ce qui est très intéressant. Les équipes élite U sont dans des villes où y a des 1ères division donc le niveau est encore plus haut. Pour ce qui est de la saison nous avons remporté la finale inter-régionale contre Lyon, ce qui nous permet de recevoir en huitième, ce qui est un très gros avantage à ce niveau là. En cas de qualification le quart serait sur terrain neutre puis ensuite les phases finales se jouent sur trois jours. »
Sur son avenir personnel, Nicolas est plus incertain. « Comme je te le disais c’est difficile de concilier l’enseignement, l’arbitrage, la vie familiale et le coaching. Donc je verrai l’année prochaine si je continue. Sachant qu’avec la fusion des Universités et donc des équipes il y aura certainement moins besoin d’encadrants. »

Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, le coach et ses filles ont un huitième à gagner.

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