Les rendez-vous du Campus – Gatien Airiau (cross-country)

Les rendez-vous du Campus – Gatien Airiau (cross-country)

Sportifs, enseignants, organisateurs… Ils font vivre au quotidien le sport universitaire. Découvrez régulièrement ces acteurs du Sport U au sein de notre rubrique « les rendez-vous du campus », réalisée en collaboration avec notre partenaire, la bien nommée Pizzeria du Campus.
Fraichement qualifié pour les mondiaux de Cross-Country universitaires grâce une belle troisième place aux Championnats de France à Nantes, Gatien Airiau jongle entre la pratique de son sport à haut niveau et ses études dans le commerce. Nous l’avons rencontré et sommes revenus sur son parcours sportif, ses études mais aussi ses ambitions pour sa première qualification aux mondiaux, en mars prochain.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours sportif ? Comment êtes-vous arrivé à la pratique du cross-country ?
Gatien Airiau 2
Très jeune, j’ai commencé par le tennis puis je me suis rapidement tourné vers le combiné nordique à 12, 13 ans. Je suis issu d’une famille très sportive, j’ai cinq frères, dont plusieurs pratiquent ou ont pratiqué du sport à haut niveau. Notamment mon frère Gautier qui a été international pendant très longtemps en combiné nordique, il s’entraînait avec Jason Lamy Chapuis d’ailleurs. Ensuite j’ai intégré le Pôle France de Villard de Lans en ski de fond. C’est malheureusement à cause de pépins de santé, en particulier des problème à l’épaule, que j’ai du renoncer à ce sport en 2011, à 18 ans. Et puis c’est dans une logique de transition que je me suis tourné vers l’athlétisme, parce que je voulais oublier le ski mais aussi trouver un sport dans lequel mon épaule ne m’handicaperait pas. Je me suis d’abord inscrit au GUC, je ne connaissais rien à ce monde, pour dire je suis arrivé avec ma tenue de ski de fond (rires). Après 6 mois passés au GUC, j’avais la volonté de retrouver une pratique sportive qui aspire à un haut niveau comme je pouvais avoir dans mon encadrement à Villard de Lans. Et c’est là, après la rencontre avec les bonnes personnes, que j’ai pris une décision importante pour mon avenir, j’ai tout arrêté (4ème année au Pôle France) pour me consacrer à l’athlétisme, un pari risqué mais qui s’avère payant aujourd’hui.

Il y a en particulier une personne qui a joué un rôle important dans votre reconversion et vos succès en athlétisme, votre entraineur.
L’athlétisme m’a vraiment aidé à passer à autre chose. Après ma blessure, j’étais dégouté, je ne pouvais plus voir une paire de skis. Et c’est vrai que c’est important de parler de Taoufik Boukrouma qui a été très important pour moi. Il faut savoir qu’en athlétisme, les entraineurs sont bénévoles et c’est impressionnant la façon dont il est investi, il est présent tout le temps. Il joue tous les rôles pour moi, je lui dois beaucoup et c’est plus qu’une relation entraineur-athlète finalement. On forme réellement une équipe et c’est essentiel, il m’aide dans mes prises de décisions et c’est notamment lui qui me pousse à continuer mon double projet de sport-études.

Vous suivez les cours de l’école de commerce de Grenoble, est-ce difficile de combiner la pratique du sport à haut niveau et la réussite dans vos études ?
J’ai fais une licence de commerce et gestion à Chambéry et maintenant je suis à GEM en master, j’ai intégré le programme des grandes écoles à distance. C’est un peu compliqué, il y a plusieurs appellations, moi je fais partie de l’Institut Sport et Management, contrairement aux autres étudiants, on entre sur Bac +3 et puis le cursus dure quatre ans et non deux ans. Il y a beaucoup de sportifs de haut niveau qui suivent ce programme, puisque qu’on peut y participer n’importe où et n’importe quand dans le monde. Je sais pas exemple que François Trinh-Duc (rugby) est en première année comme moi, mais aussi dans les années supérieures, comme Romain Bardet (cyclisme). C’est réellement un programme adapté à la pratique du sport à haut niveau.

Gatien Airiau 3Quelles sont vos impressions après cette belle troisième place aux CFU de Nantes ?
Je savais depuis l’automne dernier qu’une qualification pour les mondiaux de cross était en jeu, alors je m’y suis vraiment préparé dans cet objectif. Il fallait donc viser une des trois premières qualificatives et puis je suis très content parce que ça s’est très bien passé pour moi avec cette médaille de bronze. En plus, à la fin de la course j’ai appris qu’un seul français partirait pour les mondiaux, donc je suis conscient de la chance que j’ai de m’être qualifié.

Quels objectifs vous-êtes vous fixé pour les mondiaux en Italie en mars prochain ?
Alors c’est une première expérience au niveau mondial de Cross universitaire, je ne connais pas réellement le niveau de la compétition, alors c’est difficile d’avoir des ambitions. Maintenant j’ai un mois et demi pour me préparer et je compte arriver au maximum de ma force là bas. Le but réel sera de bien figurer et puis ça va être très intéressant de se confronter au haut niveau international, notamment avec les Japonais, les Américains et surtout les Africains qui ne font jamais le déplacement pour rien.

 

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